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20/11/2010
Il y a des jours comme ça...
Myo me fait découvrir une pianiste qui va changer le déroulement de mes journées...
Comme je le pense souvent, une Femme qui joue du piano m'a à moitié dans son lit. (Faut que le Piano soit dans la chambre, sinon ça marche pas ).
Depuis Grace de Jeff Buckley je n'avais jamais encore pu écouter une musique qui me fasse cet effet là .
Une musique qui fait mal, parce que capable de percer la coque que je suis, pour venir toucher le plus profond de mon être et m'inviter à exprimer ce que j'ai de plus fragile
en moi et ce sans esbroufe ...
Revenir à l'essentiel, à la simplicité,
aux premiers amours, aux sentiments...
Il n'y a qu'avec mes grands pinceaux chinois que je me sens véritablement libre...
C'est toujours très violent d'exprimer, de se sentir nu... et angoissant d'être libre, d'avoir à assumer ses choix, parfois même on se sent un peu seul.
L'histoire de ce dessin c'est aussi celui de ma rencontre avec Hiromi Uehara.
C'est pour cela que je lui ai donné le titre de cette musique que j'écoute en
boucle et qui m'a guidé lorsque je tenais mes pinceaux.
Lorsque j'écoute Deep into the night je suis fasciné, emporté, parfois même profondément triste et je retiens mes larmes. Mais
j'écoute le chemin à suivre, elle me montre la direction à prendre, je me sens épaulé, aimé ...
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- Deep into the Night - 75x55cm 2010
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Chacune de ses notes sont comme une attention à mon égard, des graines que je
me dois de faire fleurir, à mon tour, avec mes mains.
Lors de mes premiers essais de peintures abstraites en cours de " calligraphie et peinture chinoise " à la Fac, Monique Kissel, ma prof à qui je dois beaucoup, m'expliquait la
musicalité de mes traits...
Aujourd'hui seulement je fais le lien : En dessin mes seuls modèles sont des musiciens ...
Dans la Vie idéale , j'aurais aimé avoir Jeff Buckley comme Papa et Hiromi Uehara comme Maman.
Merci à Myo pour Hiromi, à LadyDomi pour m'avoir nettoyé
les oreilles et présenté de nouveaux mots :D, et à Sidonie pour tout le reste ...
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