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14/06/2011
Je profite de ce dessin, pour répondre à un commentaire du précédent article à propos de l'acte de création et le fait de ne pas avoir d'idée préconçue sur ce que je vais faire lorsque je
commence un dessin.
Lorsque j'étais étudiant, je n'arrivais pas à comprendre une citation de Picasso :
- " Si l'on sait
exactement ce qu'on va faire, à quoi bon le faire ? "
J'ai commencé à comprendre cette phrase le jour où j'ai réalisé pourquoi faire de la bande dessiné ou du dessin d'animation me suscitait un ennui profond...
Ce sont des métiers où l'on subit les idées, toute la chaîne de production est au service de l'idée de départ. Dans mon travail c'est complétement l'inverse, l'idée se construit au fur et
à mesure du dessin, ce n'est qu' après l'avoir terminé qu'elle apparaît.
C'est pourquoi, il y a des dessins que je ne termine pas. Cela arrive lorsque je deviens l'esclave d'une idée, avant même d'avoir finalisé la création je sais à quoi elle va ressembler.
C'est d'un ennui terrible et je préfère passer à autre chose.
Avancer dans l'inconnu est une manière d'abandonner tout contrôle, et d'embrasser certaines émotions que je n'oserais pas approcher dans un état conscient.
Aussi important
qu'excitant, il permet d'arriver à des résultats que je n'oserais peut être pas réaliser si je les avais definis au préalable, un peu comme le dessin d'aujourd'hui que je trouve assez
effrayant.
Si il existe des proies c'est à cause des prédateurs...
A bientôt, ,,,^..^
''' ! Fabrice.
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- La Proie - 75x55cm 2011
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