|
13/06/2011
je n'ai plus de grandes
feuilles aquarelle à grain satiné, alors j'écoule ce qui me reste de feuilles à grain torchon que je n'affectionne pas particulièrement à cause de sa surface un peu trop
rugueuse à mon goût.
J'aime lorsque le pinceau glisse sur la feuille en absorbant le mouvement sans offrir la moindre résistance. Peindre sur un papier rugueux c'est toujours un combat lorsque j'utilise mes
pinceaux chinois.
Ici, j'ai principalement utilisé un seul pinceau, qui n'est pas fait pour peindre à la base, mais pour pratiquer la calligraphie. Bien que ses poils soient assez longs, sa pointe est
nerveuse et peut contenir une bonne réserve d'eau. Ses pleins et ses déliés n'ont pas une très grande amplitude, mais il permet des traits vifs et incisifs, de transmettre l'énergie telle
une épée transperçant une feuille...
Je n'avais pas d'idées vraiment précises de ce que j'allais dessiner, de plus on n'impose pas une envie à une feuille aussi particulière avec un tel pinceau.
Disons que ces deux outils sont venus chercher en moi une émotion, la plus proche possible de l'expression de leur symbiose. C'est l'alliance d'une feuille solide surprenante par sa
capacité d'absorption sans jamais gondoler, et d'un pinceau vigoureux, ambitieux, doué pour l'action...
A bientôt, ,,,^..^ ''' ! Fabrice.
|
- La Venus Rouge - 75x55cm 2011
|